GUY ARNOUX
GUY ARNOUX
 

LA GRANDE GUERRE

Après un baccalauréat de philosophie obtenu à 16 ans, le jeune artiste préférait les cafés de Montparnasse aux bancs de la faculté. Il fit alors son service militaire dans les dragons à Epernay de 1907 à 1909, ce qui lui convenait parfaitement car il était passionné de cheval. A l'issue de cette période militaire, il entra au Musée Carnavalet sur la recommandation de Boutet de Monvel. Il lui fallait un "vrai" métier pour pouvoir épouser Jeanne qui devint sa femme en 1911.

Guy Arnoux était l'homme de toutes les occasions : bals, soirées à thèmes ou encore week ends flisbustiers à l'Arcouest. Le sérieux le rattrapa lors de la naissance de sa fllle Françoise ... Mais son épouse était là pour tout gérer alors que lui laissait son imagination vagabonder sur les toiles.

Ses premères réalisations connues se situent en 1913.

A la déclaration de guerre, il fut versé dans l'artillerie, à sa grande déception. Il s'enflama alors pour les britanniques et ce fut sa "période anglaise". Blessé et souffrant d'une grave inflamation pulmonaire, il passa l'année 1917 en Sologne dans la propriété de famille, "La Rousselière", à Ardon, où entre chasse et équitation il dessinait chaque jour des scènes imaginaires et colorées. Il commença alors à travailler pour Devambez, mais ne pouvant rester à l'arrière, il demanda à être versé dans la Marine. Le Vice-amiral Tracou, séduit par tant d'allant le chargea de mission en mai 1918 pour embarquer à bord des bâtiments de patrouille à Rochefort et à La Rochelle. Ce dragon-artilleur et maintenant marin reçoit un ordre de mission à la fin de la guerre pour des "études documentaires en Méditerranée orientale", avec les recommandations de l'amiral Tracou qui lui ouvraient toutes les portes pour toutes sortes de voyages ...

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